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La loi Demessine
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Investissement en Zone Rurale à Revitaliser |
La réalisation jusqu'au 31 décembre 2012 d'investissements
locatifs dans des résidences de tourisme situées dans certaines zones ouvre droit à réduction d’impôt.
Le logement
Il doit être neuf et loué nu à l'exploitant de la
résidence de tourisme pendant au minimum 9 ans.
Le propriétaire peut se réserver des périodes de séjour dans le logement donné en location sans faire obstacle au dispositif aux conditions suivantes :
Le
durée totale des périodes d'occupation ne doit pas excéder
huit semaines par an.
Le
revenu brut foncier déclaré par le bailleur doit tenir compte
de ces périodes d'occupation.
Il doit être détenu en pleine propriété,
directement, en indivision ou par l'intermédiaire d'une société
civile immobilière (SCI).
La location doit prendre effet dans le mois qui suit la date d'achèvement
de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.
La résidence de tourisme
Le logement doit faire partie d'une résidence de tourisme classée
en référence à l'arrêté du 14 février
1986. Elle doit être gérée par une seule personne
physique et morale et répondre aux critères suivants :
Capacité
minimum de 100 lits.
Engagement
de l'exploitant de promotion touristique à l'étranger.
Location
de chambres ou appartements meublés à la journée,
la semaine ou au mois.
Proposer
aux résidents un minimum d'équipements et de services communs.
La situation du logement
Le logement doit être situé dans :
une zone de revitalisation rurale ou
une commune inscrite sur la liste pour la France, des zones concernées par l’objectif n°2 des fonds structurels,
à l’exclusion des communes situées dans des agglomérations de plus de 5 000 habitants.

Une réduction d'impôt
de 25 % de son investissement
Montant de l'investissement :
Le montant de l'investissement comprend le prix d'acquisition plus les
frais d'acquisition (droits d'enregistrement et de timbres, honoraires,
commission…). La TVA est exclue dès lors qu'elle est récupérée
par l'investisseur.
Il est plafonnée
à :
50
000 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée.
100
000 € pour un couple marié.
Montant de la réduction d'impôt :
Le taux de la réduction d'impôt est
fixé à 25 % du montant de l'investissement.
Le montant maximum de la réduction d'impôt est donc de :
12
500 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée
25
000 € pour un couple marié
Imputation de la réduction :
La réduction est étalée sur 6 ans à raison
d’un sixième de l’avantage fiscal maximal chaque année.
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Couple |
Célibataire |
| Avantage maxi. théorique |
25 000 € |
12 500 € |
| Réduction maxi. annuelle |
4 167 € |
2 083 € |
Elle s'impute la première fois l'année d'achèvement
de l'immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure, sans
prorata temporis, directement sur l'impôt.
Elle ne peut donner lieu à remboursement si elle excède
l'impôt dû par le contribuable.
Depuis la Loi de finances rectificative pour 2008, le contribuable peut opter pour un étalement sur 6 ans du solde de la réduction d’impôt après la première année d’imputation.
L'investisseur récupère la TVA sur son investissement.
Le logement se situant dans une résidence de tourisme gérée
par un bail commercial d'au minimum neuf ans, les loyers perçus
par l'investisseur sont soumis à la TVA à 5,5 % ce qui lui
permet de récupérer l'intégralité de la TVA
sur son investissement au taux de 19,6 %.
Déficit foncier
Le déficit foncier est imputable sur le revenu global dans la
limite de 10 700 euros. La fraction de déficit supérieure
à ce montant est imputable sur les revenus fonciers des dix années
suivantes.
Une gestion par bail commercial
Une durée minimum de 9 ans ferme, renouvelable.
Une connaissance totale de l'ensemble des charges dès la conclusion
du bail.
Un loyer garanti par le preneur quel que soit le taux de remplissage de
la résidence.
Une implantation à surveiller :
Bien s'assurer de la qualité du site d'implantation, un site offrant
de réelles perspectives touristiques sera un gage à la fois
de bon paiement des loyers mais aussi de valorisation du bien dans le
temps.
Un bail commercial à détailler :
Bien s'assurer dans le projet de bail commercial des modalités
de répartition des charges d'entretien de la résidence.
Certains baux commerciaux laissent la quasi-totalité des dépenses
d'entretien à la charge du propriétaire.
Analyser distinctement la rentabilité et la
valeur ajoutée des périodes d'occupation :
Bien s'assurer que le loyer versé par le gestionnaire paraisse
cohérent au regard des perspectives d'exploitation du site et du
prix de vente du bien immobilier.
Analyser la réelle valeur ajoutée des possibilités
d'occupation offertes : privilégier une utilisation possible sur
de la moyenne voire de la haute saison.
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