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Le statut LMP
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Loueur en Meublé Professionnel
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La qualité de loueur en meublé professionnel est reconnue
aux personnes louant des logements meublés, anciens ou neufs et
respectant les deux conditions suivantes :
Générer
au minimum 23 000 € de recettes annuelles au titre de la location
meublée (ce seuil de recettes par foyer fiscal apprécié
TTC si la TVA s'applique aux loyers, est calculé prorata temporis
si l'activité débute en cours d'année), ou retirer
50 % au moins de leur revenu de la location meublée (le résultat
fiscal du loueur est alors comparé à l'ensemble des revenus
du foyer fiscal du loueur).
Etre
inscrit au Registre du Commerce et des Sociétés en qualité
de loueur en meublé professionnel, inscription qui pourra se faire
en entreprise individuelle ou par le biais d'une société
soumise de plein droit ou sur option à l'impôt sur le revenu
des personnes physiques (EURL, SNC, SARL de famille).
Les revenus issus de la location meublée relèvent de la
catégorie des BIC, l'intégralité des charges d'exploitation
étant alors déductible des loyers (totalité des intérêts
de crédit, taxes foncière et professionnelle …).
Les éventuels déficits du loueur en meublé professionnel
sont imputables à son revenu global pour effectuer une importante
économie d'impôt.
| Exemple de compte d'exploitation : |
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| Loyer |
24 000 €
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| Intérêts de crédit |
20 000 €
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| Honoraires comptables |
1 000 €
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| Taxe foncière |
1 000 €
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| Taxe professionnelle |
1 000 €
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| Résultat d'exploitation |
- 64 000 €
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Soit une économie d'impôt d'environ
32 000 € pour un contribuable imposé dans la tranche marginale
maximum.
A noter : les frais d'acquisition générant la quasi totalité
des déficits (honoraires, droits d'enregistrements et de timbres,
frais de montage, commissions…) suivent le régime comptable
des frais d'établissement. Ils peuvent être au choix imputés
totalement la première année ou étalés sur
une période maximale de cinq ans selon un plan d'amortissement
linéaire. Il est donc possible d'ajuster le montant du déficit
imputable au revenu global du loueur.
Les biens mobiliers et immobiliers du loueur font l'objet d'un amortissement
comptable tous les ans :
le
mobilier est amorti de façon linéaire sur une durée
comprise entre cinq et dix ans.
Soit par exemple une annuité de 1 100 € pour un montant de
7 700 € de mobilier amorti sur 7 ans.
les
biens immobiliers sont amortis linéairement pour leur valeur hors
terrain (non amortissable), sur une durée comprise entre 20 et
40 ans.
Soit par exemple une annuité de 9 000 € pour un montant de
270 000 € d'immobilier amorti sur 30 ans.
Ces amortissements ne sont comptabilisés fiscalement en charge
que si le résultat d'exploitation est positif et à hauteur
de celui-ci, ils ne peuvent donc contribuer à créer ou augmenter
un déficit. Les amortissements alors différés le
sont sans aucune limitation de durée et vont être utilisés
dès que des résultats apparaîtront permettant de les
neutraliser fiscalement.
Exemple 1
| Résultat d'exploitation
: |
- 63 740 €
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| Amortissements comptables Mobilier
: |
1 071 €
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| Immobilier : |
9 000 €
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Le résultat d'exploitation étant déficitaire, les
amortissements ne sont pas imputables, ils sont donc fiscalement différés.
| Résultat fiscal
du loueur : |
- 63 740 €
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Exemple 2
| Résultat d'exploitation
: |
4 560 €
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| Amortissements comptables Mobilier
: |
1 071 €
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| Immobilier : |
9 000 €
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| Amortissements imputables : |
4 560 €
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Le solde d'amortissement soit 6 011 est fiscalement différé.
| Résultat fiscal
du loueur : |
0 €
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Ce principe de différé d'amortissement
va permettre au loueur d'échapper à toute fiscalité
sur ses revenus de la location pendant la durée de son prêt.
Au remboursement de celui-ci, à 15 ans par exemple, il aura selon
les montages près de 230 000 € d'amortissement non utilisés
lui permettant de retirer les années suivantes 230 000 € nets
d'impôts de son activité de loueur.
En cas de revente de ses biens, le loueur en meuble professionnel est
exonéré de toute taxation sur les plus-values si il exerce
cette activité depuis plus de cinq ans et génère
moins de 250 000 € TTC de BIC.
En cas de donation ou de succession à titre gratuit, le loueur
en meublé professionnel pourra bénéficier de l'ensemble
des mesures destinées à favoriser la transmission des petites
entreprises.
- Abattement à hauteur de 50 % sur la valeur des biens ou des
titres de la société transmis par décès à
trois conditions :
En cas de société :
Le
loueur doit avoir en cours au moment du décès un engagement
de conservation des titres d'au minimum deux ans.
L'ensemble
des héritiers doivent s'engager à conserver les titres pendant
au moins six ans.
L’un
des héritiers ou légataire doit exercer son activité
principale dans la société pendant les cinq années
suivants la transmission.
En cas d'entreprise individuelle :
Aucune
durée de détention requise en cas de création.
L'ensemble
des héritiers doivent s'engager à conserver les biens hérités
pendant au moins six ans.
L'un
des héritiers ou légataires doit poursuivre pendant cinq
ans l'exploitation de l'entreprise.
Différé
et étalement du paiement des droits de succession ou de donation
:
Cumulable avec l'abattement éventuel de 50 %, cette mesure permet
:
un
différé du premier paiement des droits de cinq ans.
un
étalement du paiement des droits sur les dix années suivantes
par semestre.
Exemple
soit un loueur en meublé professionnel qui possédait à
son décès en 2003 1 000 000 € d'immeubles affectés
à son activité exercée en nom propre.
Si
l'ensemble des héritiers s'engage à conserver les biens
durant 6 ans et que l'un deux poursuit l'exploitation de l'entreprise,
les droits ne seront calculés que sur 500 000 €.
Les
droits sur 500 000 € ne commenceront à être payés
qu'en 2008 et ceci jusqu'en 2018 par fractions semestrielles déductibles
du résultat car un des héritiers poursuit l'activité.
Soit au final 1 000 000 € de patrimoine transmis sans aucun effort
car les loyers générés suffiront à payer les
droits.
Les biens du loueur en meublé professionnel sont exonérés
d'ISF si les revenus générés au loueur sont supérieurs
aux revenus professionnels de son foyer fiscal.
exemple :
soit un loueur en meublé professionnel ayant vendu son entreprise
qui investit au comptant pour 2 000 000 € lui procurant 120 000 €
de loyers dont 30 000 € de résultat fiscal après imputation
des amortissements et des autres charges.
Si il cesse toute activité professionnelle, ces 2 000 000 €
sortiront de l'assiette de calcul de l'ISF.
Le loueur en meublé professionnel peut utiliser son statut social
de loueur en meublé professionnel pour cesser toute activité
professionnelle effective tout en continuant à valider pour un
coût minimum ses trimestres de cotisation retraite et cumuler ainsi
les droits nécessaires à une reversion à taux plein.
Revente :
Le statut de loueur en meublé professionnel s'appliquant indifféremment
sur des biens neufs ou anciens, ceux-ci sont susceptibles à tout
moment d'être revendu à un nouveau propriétaire qui
pourra à nouveau les ré-amortir et bénéficier
de l'intégralité des avantages du statut en faisant un support
immobilier à la revente facilitée.
TVA :
Pour les logements loués par bail commercial à un exploitant
d'une Résidence de Tourisme Classée ou d'une résidence
para-hôtelière répondant aux conditions d'assujettissement
des loyers à la TVA définies par l'article 261-D-4, l'application
de la TVA à 5.5 % sur les loyers permet au propriétaire
de récupérer l'intégralité de la TVA ayant
frappé son acquisition (mobilier, immobilier, frais d'acquisition..).
La participation à l'exploitation de la résidence
:
Toute association du loueur à l'exploitation de la résidence
(loyer variable en fonction du remplissage de la résidence, dividendes
perçus de la société de gestion ou d'une société
mère ou filiale…) pourrait transformer son statut de loueur
en meublé professionnel en statut d'exploitant para-hôtelier-non-professionnel
lui interdisant toute imputation de ses déficits sur son revenu
global.
La cohérence économique :
Le loyer versé par l'exploitant en pourcentage du prix de vente
doit satisfaire à une logique économique pour être
garanti dans le temps. Etre vigilant aux loyers anormalement élevés
en taux et en montant par logement (souvent dû à des prix
de vente très élevés) car le risque économique
de voir le gestionnaire en incapacité de l'assumer est alors réel.
Les conditions du bail commercial :
Veiller à la répartition des charges entre le propriétaire
et le gestionnaire dans le bail commercial. Conserver pour le propriétaire
une proportion importante des charges aura un impact sur la rentabilité
réelle de l'opération.
Etudier précisément la base de calcul de la rentabilité,
celle-ci n'est pas toujours calculée sur le prix d'acquisition
effectif du bien mobilier et frais d'acquisition (hors notaire) compris
mais sur seulement une proportion du prix, de manière à
l'augmenter artificiellement.
La Vente en Etat Futur d'Achèvement et le statut
de loueur en meuble professionnel :
Une des conditions d'accès au statut de loueur en meublé
professionnel est de générer au minimum 23 000 € de
recettes issues de la location de logements meublés. Le fait d'acheter
un bien dont la livraison effective ne se fera que l'année suivant
celle de son acquisition fait automatiquement échec à cette
obligation et inclut donc une impossibilité d'imputer les déficits
au revenu global l'année de l'acquisition.
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